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Le mot du Président

Notre Syndicat et les adhérents qui le composent s’affirment résolument comme les acteurs majeurs et essentiels de la chaîne de création-production-diffusion de spectacles de Théâtre sur l’ensemble du territoire national.

Le contexte est certes difficile, et il faudrait être aveugle ou sourd pour ne pas capter les signaux négatifs qui nous sont adressés tous les jours par les media. Cependant, nous demeurons persuadés que le secteur culturel en général, et le théâtre en particulier, n’obéissent pas toujours à des logiques de comportements et de consommations aussi prévisibles et analysables que certains marchés plus traditionnels.

Il est assez notable de constater que notre fréquentation se maintient, rien de triomphal, donc, mais dans le contexte actuel, cette tendance est plutôt encourageante et nous nous en réjouissons, car l’identité du Théâtre Privé est construite sur l’exploitation de nos spectacles dans la durée : le succès des uns permettant d’alimenter la solidarité au travers de notre Fonds de soutien et ses mécanismes vertueux de garantie de déficit.

Comme nous le rappelons régulièrement, ceux-ci sont indispensables à la pérennité du Théâtre Privé, à son éclectisme et à la dynamique qu’il incarne en termes de création et de diffusion.

De la vitalité, le Théâtre Privé que nous représentons au travers de nos adhérents théâtres, producteurs et tourneurs n’en manque pas : son chiffre d’affaire dépasse aujourd’hui les 150 millions d’euros ; il emploie 1000 salariés permanents et plus de 2000 intermittents, avec des périodes d’emplois exceptionnellement longues, en moyenne d’une centaine de représentations, chiffre sans équivalent dans le spectacle vivant. Plus de 3 millions de spectateurs fréquentent nos salles parisiennes, lesquelles concourent incontestablement à la renommée de Paris comme véritable capitale mondiale du théâtre. Au-delà, nos spectacles irriguent la France entière pour le bonheur des spectateurs non franciliens, même si nous continuons à dénoncer que certaines villes demeurent fermées à nos productions pour des motifs généralement très étrangers à leurs qualités artistiques.

Notre Syndicat, outre un espace de débat confraternel et convivial dans lequel chacun de ses membres peut s’exprimer, s’est donné pour tâche de défendre de l’intérêt collectif  de ses membres ainsi que la sauvegarde des spécificités de notre secteur dans le cadre de la branche du Spectacle Vivant.

Mes collègues et moi-même n’avons de cesse que d’asseoir la solidité du SNDTP, d’améliorer son efficacité et d’affirmer haut et fort sa totale représentativité. Notre implication au sein des Institutions sociales de la branche est donc forte, et nous savons y faire entendre notre voix.

Ainsi, nous nous félicitons d’avoir contribué activement à la concrétisation, après 6 années de négociation d’une convention collective unique du spectacle vivant privé.

Nous avons cherché, avec l’ensemble des partenaires sociaux à être constructifs. Cela nous a amené à réformer une partie de nos textes conventionnels devenus obsolètes au regard de l’évolution du secteur, tout en maintenant les acquis sociaux fondamentaux de nos salariés, en grande partie liés à l’originalité du modèle économique des théâtres privés lequel garantit souvent de longues périodes d’exploitation des spectacles.

Avancée considérable, la convention collective nationale des entreprises du secteur privé du spectacle vivant est l’occasion de couvrir l’ensemble des entreprises et des salariés relevant de ce champ ;  elle doit ainsi permettre de mieux limiter les abus que nous combattons depuis plusieurs années de ces salles fonctionnant au mépris de toutes les règles sociales et de sécurité.

Ces prochaines années sont annonciatrices de nombreux chantiers sur lesquels notre syndicat va continuer à se mobiliser. Dans un contexte économique difficile, il est plus que jamais vital  de défendre les valeurs et les particularismes de notre profession.

Bernard Murat
Président du Syndicat National du Théâtre Privé
Directeur du Théâtre Edouard VII

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